lundi 16 mars 2015

Après 5 ans, aujourd'hui, bye bye Foursquare !

Oui Foursquare, nous nous sommes tant aimés.



Pour une raison encore mystérieuse pour moi, j'avais vraiment flashé sur ton principe de géolocalisation, n'oublions pas qu'à l'époque, en 2009, on n'avait pas encore vraiment l'habitude de ça, et tu as été le premier à nous en proposer avec tes "check ins" une version fun, pratique, facilement compréhensible.
Rapidement, grâce à toi, je me suis retrouvé "Mayor" de dizaines d'endroits en France et dans le monde, tu me relançais quand quelqu'un me volait ma couronne, tout cela était ludique, léger, un brin addictif. Tu m'attribuais des badges aux libellés sybillins et incompréhensibles, avec des tonnes de niveaux, c'était cool.

qui a jamais compris ce que signifiaient tes badges.?



Evidemment, toi tu n'as pas sûr quoi en faire, et la problème de la monétisation comme on dit s'est vite posé. Tu as bien essayé de proposer aux commerçants de vendre de la pub ou de proposer des avantages aux mayors et à ceux qui faisaient des check-ins, mais ça n'a jamais vraiment pris. Peut-être aurais-tu pu te lancer dans des deals locaux, mais Groupon est arrivé entre temps avec un peu plus de réussite que toi.

Et puis l'an dernier, tu as joué le tout pour le tout, tu t'es scindé en 2, avec d'un côté le "vieux" Foursquare devenu une appli de conseil et de recommandations de lieux, et de l'autre la géolocalisation dans l'appli Swarm, "pour nous aider à nous retrouver avec nos amis"; t'inquiète, on avvait déjà eu l'idée de se fixer des rendez-vous. On se demande bien qui a pu te donner une idée aussi absconse, et cela n'a pas traîné, les utilisateurs sont partis en masse tellement tu n'avais plus rien à leur proposer que ce que d'autres faisaient bien mieux depuis des années...Pour corser le tout, du côté Swarm tout le fun est parti, plus de points, plus de mayor, bref plus aucun intérêt à faire des check-ins.



Maintenant ça y est, après 5 ans et plusieurs milliers de check ins, je passe mon tour, je te désinstalle, je n'attends même pas le "Foursquare Day", alias le 16 avril (16, 4 au carré, four square...) pour te le dire.

Merci pour tout quand même, c'était sympa.

lundi 27 octobre 2014

O'tera Saint André : paysan est un métier, commerçant aussi...

L'ouverture du nouveau et troisième point de vente O'Tera la semaine dernière à St André lez Lille a donné lieu aux habituelles protestations du monde paysan; à savoir principalement la Confédération Paysanne et le réseau des AMAP qui ont installé un "marché paysan revendicatif" devant le magasin.
oteramanif
photo La voix du nord
Que reprochent-ils à O'Tera? D'être un supermarché comme les autres, de profiter de l'image du local et du paysan sans vraiment en faire partie et les soutenir. On se souvient déjà que cette opposition de point de vue avait été il y a 2 ans à l'origine du changement de nom de l'enseigne, passée de "Ferme du Sart" en "O'Tera du Sart" pour son point de vente initial.
Le tract des AMAP contre O'Tera St André
Le tract des AMAP contre O'Tera St André
On me permettra d'être perplexe devant cette opposition, qui semble plus politique et syndicale que vraiment fondée. Tout client régulier de ces points de vente aura remarqué que les circuits courts sont réellement mis en avant, décrits, promus; et que dans les rares cas où ils ne sont pas respectés cela est signalé et expliqué, et à vrai dire bien normal (bananes, oranges...). Sans avoir mené d'études statistiques précises, il me semble que la quasi totalité des producteurs et maraîchers qui fournissent la chaîne sont de la région Nord Pas de Calais, ce qui me va en termes de proximité. Et O'Tera me semble remplir sa promesse de circuit court, négociant directement avec des producteurs pour la mise en vente auprès des consommateurs dans son magasin.
Quant aux prix pratiqués, j'avoue ne pas avoir d'idées s'ils sont justes pour le producteur, en tout cas ils sont tout à fait compétitifs pour le consommateur vue la qualité des produits.
photo otera.com
photo otera.com
En face, que propose la Confédération Paysanne ? On ne le sait pas vraiment. Car, il faut le reconnaître, être commerçant est un métier, bien différent de celui de paysan. Tenir un magasin ouvert 6 jours par semaines, l'approvisionner, le faire connaître, gérer les stocks, trouver le bon positionnement prix, les promotions, recruter du personnel, cela ne s'improvise pas plus que cultiver plusieurs hectares de terres agricoles.
Dans les reproches de la Confédération Paysanne, on retrouve ces vieux relents d'inutilité voire de spoliation des méchants commerçants face aux bons paysans. Le débat ne se pose pas en ces termes. O'Tera propose une offre et un concept assez pertinent par rapport aux attentes du consommateurs d'aujourd'hui; personnellement je serais très intéressé par une solution proposé par les agriculteurs eux-mêmes s'ils pensent qu'on peut faire mieux, mais où est-elle ? Les AMAP sont certes une réponse intéressante, mais forcément limitée et à vrai dire ne répondant que très partiellement aux mêmes attentes.
Dans le même ordre d'idées, la Confédération Paysanne, à qui on ne peut pas reprocher le manque de cohérence, se lance aussi dans une violente critique de La ruche qui dit oui, pas totalement infondée bien sûr, mais souvent outrancière.
Alors de grâce, si les paysans pensent pouvoir assurer eux-mêmes la vente de leurs produits de manière plus satisfaisante pour eux, excellente nouvelle et qu'ils se lancent, le commerce est libre en France; mais sinon qu'ils laissent les commerçants faire leur métier...
(article publié le 26.10.14 sur mon blog www.drapsdetoutelaine.org)

samedi 4 janvier 2014

J'ai acheté une baguette à #Auchan...

et j'ai donc eu une remise de 5% (voir mon post du jeudi 2 janvier) :

à noter donc que :
. la remise se fait sous la forme peu pratique d'un bon d'achat papier et non d'une cagnotte (dont la gestion de la durée serait sans doute difficile)
. que le 2ème passage en caisse générera cette fois une cagnotte et non une remise directe : le mécanisme est donc plus complexe que je ne le pensais, et pour tout dire un peu tordu (un achat qui génère un BA qui génère si l'on repasse en caisse sous 10 jours une cagnotte...)
. qu'il n'y a pas de minimum à l'émission du bon...

Autant dire qu'il y a peu de chances que cela génère une visite supplémentaire de ma part pour dépenser ces 2 centimes avant le 14 janvier !

vendredi 3 janvier 2014

Quel Plan "Balla" pour la Redoute le 9 janvier ?


Nathalie Balla, la repreneuse "surprise" que Kering a sorti de sa manche le mois dernier, doit donc présenter son plan de redressement de la Redoute la semaine prochaine, le 8 janvier, avant une présentation détaillée au CE le 15 janvier (update : la présentation du plan aurait finalement lieu jeudi 9 janvier d'après les dernières informations)

Un peu de "management fiction" me fait imaginer que les thèmes suivants pourraient y être abordés :

1 - la poursuite de la conversion au e-commerce : tarte à la crème des "véadistes" historiques depuis près de 20 ans, la Redoute n'échappera pas à une étape supplémentaire de "e-commercialisation". Comment ?


  • Principalement sans doute par la diminution des dépenses de papier et de catalogue. Ce qui veut sans doute dire un catalogue plus petit, moins épais; ou - si l'audace règne - le remplacement du catalogue général par une série de documents plus fins et plus ciblés.
  • La marketplace La Redoute est peut-être une des plus crédibles en France sur les univers textile et déco, et pourtant on ne peut pas dire que sa notoriété soit au top. Une initiative pour la mettre en avant serait la bienvenue
  • Une redéfinition des univers pourrait aussi être à l'ordre du jour. Qui de nos jours pense vraiment à acheter une machine à laver ou un ordinateur sur laredoute.fr ? Se recentrer sur mode / déco / lifestyle serait judicieux. Qui de nos jours serait assez ambitieux pour rentrer dans une stratégie de généraliste face à Amazon et aux hypers ?  


2 - l'avenir de Relais-Colis : on parle peu de cette filiale qui a la surprise générale a été incluse dans la transaction; le maillage du territoire français est assez fin, les positions sont bonnes, ce n'est pas un actif stratégique ; à la place de l'équipe je revendrais pour faire rentrer du cash.

3 - la logistique : gros gros sujet. La Martinoire est obsolète, peu productive, et sans doute avec trop d'emplois pour le volume actuel et futur de la Redoute. Aucun redressement de l'entreprise n'est envisageable avec cet outil. 3 options donc :
  • construire un nouvel outil logistique, à l'instar du Dispeo de 3SI. Cher, long, risqué; même si Kering paraît avoir donné les moyens.
  • l'utilisation d'une logistique externe déjà existante (Amazon, Dispeo, autre...) . Sans doute le choix le plus rationnel, mais pas le plus probable pour des raisons sociales, politiques, symboliques.
  • faire construire par un partenaire un nouvel outil logistique adapté, exclusif ou pas. Cela sous-entend de trouver un partenaire qui aura confiance dans l'engagement de volume, et sans doute qui accepterait le transfert de la main d'oeuvre. 
image NouvelObs.com


C'est cette dernière option que nous anticipons

4 - L'informatique : là aussi l'outil paraît obsolète et peu adapté. Si les moyens annoncés par Kering sont effectivement là, c'est sans doute LE chantier à lancer d'urgence. Cela dit, vu l'ampleur du sujet, 24 à 36 mois sont à prévoir pour la mise en place effective. A court terme, ça ne va pas changer grand chose. Elle pourrait aussi être concernée par une filialisation ou une externalisation.

5 - Les implantations internationales : on oublie aussi parfois que la Redoute est présente dans une petite dizaine de pays étrangers, principalement européens. Si la réussite du retournement passera forcément la France, les filiales étrangères présentent l'intérêt d'apporter du volume pour les achats et les coûts de structure, et de développer la notoriété de la marque. En partant du principe que celles qui perdaient trop d'argent ont déjà été fermées, nous prédisons la fermeture d'un ou 2 pays peu rentables mais pas de fermeture totale.

image Nord Eclair


6 - Le plan social : sans doute le plus sensible à juste titre, et ce qui sera le plus regardé. Bizarrement les annonces ont été faites par Kering AVANT la reprise. C'est donc que le repreneur avait déjà une idée en tête et qu'il souhaite que Kering communique dessus avant lui, sinon on ne voit pas pourquoi cela aurait eu lieu.
L'idéal serait d'annoncer que finalement le nombre de licenciements secs sera inférieur à ce qui avait été estimé, disons aux environs de 500. Mais d'annoncer aussi en même temps un plan de départ volontaire, généreusement doté par Kering, ce qui fait qu'au global les départs seront supérieurs.

7 - Les filialisations et externalisations : celle de la DIAM (Marketing direct) paraît d'ores et déjà acquise, elles pourraient aussi concerner comme on l'a vu la logistique et l'information; mais aussi la relation client. A relier bien sûr au point précédent sur le ou les Plans de Sauvegarde de l'Emploi qui pourraient accompagner ces modifications.

Ces différents points ne sont qu'une libre imagination de ma part de ce qui pourrait être annoncé, je n'ai bien sûr aucun renseignement particulier à ce sujet ni contact privilégié avec la Redoute.

Rendez-vous la semaine prochaine pour un fact checking de mes prévisions !



jeudi 2 janvier 2014

La nouvelle offre "Artisans" de la Carte Auchan

Auchan innove en ce début d'année, et lance une nouvelle offre pour les porteurs de sa Carte de fidélité : une remise de 5% sur les achats en boucherie, volaille, pâtisserie, boulangerie.



C'est d'abord intéressant parce que ce sont des rayons peu travaillés par les remises de fidélité en général. Et pour une raison simple : il n'y a pas de fournisseurs derrière pour financer les remises, c'est directement un prélèvement sur les marges de l'enseigne, ce qui est toujours plus délicat.

Heureusement, les raisons concernés sont parmi les plus rentables de l'hyper; ils doivent pouvoir se permettre ces remises.



Cela vient en plus en appui du discours "bien consommer / bien manger" qui est celui de l'enseigne depuis longtemps, et à qui il vient fournir une preuve et une différenciation bienvenue par rapport à la concurrence. Ce sont aussi des rayons sensibles aux contextes de crise, la viande est chère, la pâtisserie est accessoire, on peut imaginer que les chiffres d'affaires de ces rayons ne sont pas au beau fixe actuellement. L'offre en question mettra le projecteur sur eux pendant quelques temps et ce sera fort bon.
A vrai dire, on se demande aussi à quoi peut servir une remise de 5% sur la boulangerie, un rayon où il y a peu de grosses pièces, et où la remise générée sera faible en valeur. Cela relève plus de la mise en avant du rayon que de la réelle utilité marketing.



Et puis, subtilité du dispositif peu soulignée mais vraiment maligne : la remise de 5% est à utiliser dans les 10 jours ! Le taux d'utilisation sera donc assez faible, et le coût réel de la remise bien moins élevé que 5%. Ça s'apparente plus à un "effet rebond", ces réductions à utiliser dans un laps de temps réduit qui ne se déclenchent que lors d'un passage en caisse.

En résumé, on sort des univers tradionnels de remise fidélité en ciblant des rayons emblématiques, probablement peu dynamiques, et très rentables. Bien vu !

mercredi 4 décembre 2013

Redoute : and the winner is... Nathalie Balla !

C'était un peu cousu de fil blanc...Hier, la veille de l'annonce officielle du repreneur choisi par Kering pour La Redoute, Nathalie Balla annonçait, au mépris de l'embargo traditionnellement de mise dans ce genre de dossier, et à la surprise générale qu'elle avait déposé un dossier de candidature à la reprise.
Quand on sait la quantité de travail en amont que nécessite ce genre de dossier, il était clair que cette annonce était tout sauf improvisée, et on se doutait bien que cette annonce ne pouvait qu'avoir été validée par Kering; et surprise! Kering a annoncé aujourd'hui entrer en négociation exclusive avec Nathalie Balla pour la vente de La Redoute.
Le caractère rassurant pour les salariés et l'environnement politico économique du Nord a dû être déterminant dans le choix du repreneur. Et il faut reconnaître que la connaissance fine des rouages d'un monstre comme Redoute, de ses forces et de ses faiblesses, pourra être un atout dans la vitesse d'exécution et la justesse des mesures à prendre.
Reste à finaliser le plus important : quel projet de retournement, à mener par celle qui est déjà aux commandes depuis 4 ans. On aura rapidement beau jeu de lui demander pourquoi elle n'a pas appliqué plus tôt ce qu'elle prônera bientôt. Reste aussi à déterminer quelle implication financière de Kering dans la cession; on parle d'une fiducie de 500 à 600 M€; si celà était vraiment le cas il s'agirait d'une bonne nouvelle, car cela permettrait réellement une modernisation de l'informatique, de la logistique, et le financement de quelques années d'exploitation.
Bien évidemment, celà n'exclut pas - voire confirme - que des licenciements auront bien lieu, mais au moins peut-on espérer qu'ils seront faits en meilleure connaissance de cause et en tenant plus compte de l'historique que ne l'aurait fait un repreneur totalement externe au dossier.
On suivra dans les mois qui viennent avec attention ce sujet.

mardi 17 septembre 2013

Roubaix : où sont les drives ?

lp drive

Les drives, c’est de loin le segment le plus dynamique de la distribution de ces dernières années. A cela de très bonnes raisons : une législation beaucoup plus souple et en cours de rigidification, ce qui accélère le mouvement; la maturité des techniques web qui en sont le corollaire indispensable, la saturation ou le ras-le-bol des clients vis à vis des hypers gigantesques, et la possibilité d’ouvrir d’aller chercher quelques points de marché à la barbe de ses concurrents en s’installant au rond point d’à côté.

drive leclerc coffre

Quelques ordres de grandeur, pour bien montrer qu’il ne s’agit pas d’un épiphénomène bobo ou limité aux zones de chalandises CSP+, mais bien d’un mouvement de fond à l’échelle nationale : au 1er septembre 2013, Drive Insights recensait 2159 implantations, dont 66 sur les seuls mois de juillet et août (détails sur http://www.olivierdauvers.fr/2013/09/06/drive-qui-a-ete-le-plus-actif-cet-ete/).

drive - ouverture

Dans les dernières tendances, le drive élargit son univers marchand, et ne se cantonne plus aux supermarchés et hypermarchés alimentaires. On connaît ainsi sur la métropole lilloise un Biodrive, un GelDrive, et il existe des hard discounts drive (Leader Price), et la distribution spécialisée est en train de s’y mettre (d’ailleurs, les cours matériaux des GSB n’étaient-elles pas des drives avant la lettre…).
Et Roubaix dans tout ça ? Berceau de la distribution française moderne, depuis longtemps habituée aux formes de commerce contemporaines, on aurait pu s’attendre à y voir bourgeonner les drives … Or c’est tout le contraire qui se produit : il n’y a toujours pas un seul drive pour une ville de près de 100000 habitants; alors qu’ils pullulent dans les villes alentour!

drive-auchan-réserve

Faisons le compte : ni le Géant de centre ville, ni les supermarchés (Intermarché) de la ville ne sont passés au drive. En revanche, au voisinage, c’est l’explosion : Auchan Drive à Leers bien sûr; Chronodrive à Croix et Wasquehal, Leclerc à Hem, et même Wattrelos qui annonce, tout près de la frontière roubaisienne (côté rond-point du Sartel), l’ouverture d’une enseigne encore mystérieuse dans un éco-village commercial!

drive itm 2
La situation est d’autant plus étonnante que le commerce roubaisien n’est pas en forme olympique : 2 supermarchés Match ont fermé, et l’un est resté une friche commerciale pendant des années avant que l’enseigne hallal Le Triangle ne le remplace cet été. Le Géant Casino vivote (pour rester poli), les hard discounters semblent tenir le haut du pavé. Implanter une nouvelle forme de vente n’aurait sans doute pas été absurde.

drive itm

Il ne s’agit pas non plus d’un problème foncier d’emplacements disponibles : un rapide examen des implantations possibles permet d’en identifier facilement plusieurs, sans être un spécialiste de l’immobilier commercial : station service Oil du bld Gustave Delory, friche Devianne du centre-ville, boulevard Gambetta à proximité du KFC, imprimerie du bld Jean Jaurès, abords du rond point de l’Epeule, zone commerciale de la Cense toujours sur Delory...Avec axes de communication fréquentés, et zones de chalandise aisée; qu’on ne me dise pas qu’il n’y a pas de drive à Roubaix parce que Roubaix est pauvre, on ne parle pas d’en implanter aux 3 Ponts.

Il faut sans doute en conclure que les 2 raisons principales en sont :
. le manque d’action de la mairie sur l’identification de cette piste de développement économique, de repérage des emplacements, d’échanges avec les enseignes concernées (dont certaines ont leur siège à quelques centaines de mètres de la ville!), ainsi que de mise en avant des atouts de la ville.
. les effets de l’image de marque déplorable de la ville, dans les domaines commerciaux, fruits là aussi d’une longue histoire économique pas toujours reluisante (Roubaix 2000 et la descente aux enfers du commerce de centre-ville en témoignent), qui donnent sans doute des sueurs froides aux enseignes pas encore implantées sur Roubaix pour y venir ou pour y développer leurs activités, et qui préfèrent miser sur une périphérie qui paraît plus favorable.

A 6 mois des élections municipales, voilà un exemple concret de dossier sur lesquels on aimerait voir des prises de conscience, voire (soyons fous!) des propositions concrètes des futures listes. A bon entendeur...

***

article originellement publié sur mon blog Draps de toute laine le 16 septembre 2013